Logement en France : les prix résistent mais les investisseurs désertent

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Globalement en France, les prix des logements n’ont reculé que de 1 à 2 % en 2013.
Va-t-on faire de bonnes affaires dans l’immobilier l’an prochain? Beaucoup de ménages, déçus que l’année 2013 n’ait pas vu les prix chuter, se posent la question. L’année a en effet été meilleure que prévu sur le marché immobilier. Mais les acheteurs sont devenus plus sélectifs. Les propriétaires doivent souvent négocier sur les appartements qui ont des défauts ou les premiers étages. Et les sommets atteints il y a deux ans sur les biens de luxe à Paris ne sont plus de mise, selon Philippe Chevalier chez Émile Garcin.

Pourtant, globalement en France, les prix des logements n’ont reculé que de 1 à 2 % en 2013 selon l’Observatoire du crédit immobilier de meilleurtaux. «Il n’y a pas eu de décrochage», explique Hervé Hatt, le président de meilleurtaux. Il faudra attendre les premiers jours de janvier pour avoir le bilan détaillé de l’année mais la tendance se dessine déjà clairement. Dans les grandes villes et dans les zones où l’emploi résiste le mieux, les prix se maintiennent. En périphérie des villes moyennes, en zone rurale, ils décrochent davantage. Et sur certains segments, comme les résidences secondaires, les transactions sont toujours difficiles. Même les Parisiens, les champions de la résidence secondaire, ne se laissent plus séduire. Selon Jean-François Buet le président de la Fnaim, dans certaines régions les prix des maisons de campagne ont chuté de 20 à 25 % en un an.

Stabilité attendue en 2014
Les professionnels ne croient pas à un effondrement des prix l’an prochain. «Le premier semestre 2014 devrait ressembler à 2013. Si les taux de crédit restent bas, il y aura peu de correction sur les prix», estime Laurent Vimont, le président de Century 21. Chez Xerfi, Alexandre Mirlicourtois, directeur de la prévision table sur une baisse des prix des logements de 1 % l’an prochain.

Dans une conjoncture morose et qui devrait le rester une bonne partie de l’année prochaine, certains segments du marché comme les résidences secondaires devraient continuer à souffrir. Si les acquéreurs qui achètent pour se loger sont toujours présents, les investisseurs qui font un placement immobilier, eux, désertent le marché et ne sont pas prêts de revenir. L’encadrement des loyers fait peur. «C’est une bombe à retardement, on est en train de détruire le marché», tempête Laurent Vimont.

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